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Le deuil : combien de temps faut-il pour aller mieux ?
Après la Toussaint, beaucoup pensent à ceux qu'ils ont perdus, et se demandent si leur chagrin est « normal ». Voici ce que l'on sait du deuil, et comment un psychologue peut vous accompagner quand la peine reste trop lourde.
Le deuil, c'est quoi exactement ?
Le deuil, c'est la réaction naturelle à la perte d'un proche. Ce n'est pas une maladie. C'est le prix de l'attachement : on souffre parce qu'on a aimé.
Dans les premiers temps, tout peut être bouleversé. On pense sans cesse à la personne disparue. On pleure en tombant sur une photo, une chanson, un parfum. On dort mal, on mange peu, on n'a plus envie de rien. Certains se sentent « à côté » de leur vie, comme sous une vitre.
Tout cela est fréquent. Et c'est une façon, pour l'esprit, de commencer à intégrer une réalité très difficile.
Y a-t-il des étapes à suivre ?
On entend souvent parler des « étapes du deuil » : le choc, la colère, la tristesse, puis l'acceptation. Dans la réalité, chacun avance à sa manière. Les chercheurs observent plutôt des chemins très différents d'une personne à l'autre.
Une image peut aider : le deuil ressemble moins à un escalier qu'à des vagues. Certains jours, la mer est calme. D'autres, une vague arrive sans prévenir, un anniversaire, un repas de famille, une date comme la Toussaint. Avec le temps, les vagues s'espacent.
Il n'y a donc pas de « bonne » façon de faire son deuil. Rire à nouveau, reprendre ses projets ou avoir envie de sortir n'est pas une trahison.
Combien de temps cela dure-t-il ?
Pour la plupart des personnes, la douleur la plus vive s'apaise peu à peu au fil des mois. Elle ne disparaît pas. Elle change de place : la personne disparue reste présente dans le cœur, mais la vie reprend aussi sa place.
Prenons l'exemple de Claire, qui a perdu sa mère. Les premiers mois, elle ne pouvait pas passer devant sa maison. Un an plus tard, elle y retourne pour cuisiner les recettes de sa mère avec ses enfants. La tristesse est toujours là, mais elle s'accompagne de doux souvenirs.
C'est ce que les spécialistes appellent un deuil « intégré » : on a appris à vivre avec l'absence.
Et quand la peine ne s'apaise pas ?
Chez environ 1 personne endeuillée sur 10, le chagrin reste aussi intense, mois après mois. On parle alors de deuil prolongé. Quelques signes peuvent alerter, surtout s'ils durent depuis plus d'un an :
- un manque très fort de la personne, presque tous les jours ;
- du mal à croire que la mort est réelle ;
- l'impression d'avoir perdu une partie de soi ;
- le sentiment que la vie n'a plus de sens ;
- une grande solitude, ou l'envie d'éviter tout ce qui rappelle la perte.
Ce n'est ni un manque de courage ni une faiblesse. Le risque est plus grand après une mort brutale, comme un accident, ou quand on se sent peu entouré. Et surtout, cette souffrance se soigne.
Comment un psychologue peut-il aider ?
Parler à un psychologue offre un lieu à part. On peut y dire ce que l'on n'ose pas dire à ses proches, de peur de les inquiéter ou de les lasser.
Les études montrent que la psychothérapie aide vraiment à apaiser un deuil qui s'est figé. Les approches inspirées de la thérapie cognitive et comportementale (TCC) ont fait leurs preuves. Concrètement, le psychologue peut vous aider à :
- raconter la perte, à votre rythme, pour que le souvenir fasse moins mal ;
- revenir peu à peu vers les lieux et les moments que vous évitez ;
- garder un lien avec la personne disparue, par exemple en lui écrivant une lettre ;
- retrouver des projets qui comptent pour vous, aujourd'hui.
Le psychologue peut aussi vous aider à mieux dormir, car le sommeil est souvent touché pendant un deuil.
Vous n'avez pas à traverser cela seul
Il n'y a pas besoin d'attendre que tout aille mal pour consulter. Si votre chagrin vous empêche de vivre, ou si vous avez simplement besoin d'un espace pour en parler, un accompagnement peut vous faire du bien. Chez L'Espace Commun, Andie, fondatrice du centre, vous écoute et vous oriente vers le psychologue le plus adapté à votre histoire.