Le principe
La stimulation cognitive repose sur une idée simple : solliciter régulièrement la mémoire, l'attention, le langage et le raisonnement aide à les entretenir. Les séances proposent des activités variées, par exemple discuter de souvenirs ou de l'actualité, jouer avec les mots, catégoriser des objets, se repérer dans le temps, chanter, manipuler des images.
L'objectif n'est pas de « réussir » des exercices scolaires, mais de rester actif, de prendre du plaisir et de garder confiance en ses capacités. Les activités sont toujours adaptées à la personne, à son histoire et à ses centres d'intérêt.
Ce que dit la recherche
En 2023, une synthèse de la collaboration Cochrane, dirigée par le psychologue Bob Woods, a rassemblé 37 études menées auprès de plus de 2 700 personnes atteintes d'une démence légère à modérée. Elle conclut à un petit bénéfice sur la mémoire et le fonctionnement cognitif, ainsi qu'à des améliorations de la communication, des échanges sociaux et de l'humeur. Les bénéfices semblaient plus nets avec des séances fréquentes et à un stade précoce. La stimulation cognitive ne guérit pas une maladie neurodégénérative, mais elle peut aider à mieux vivre avec.
Pour quelles difficultés ?
- Plaintes de mémoire liées à l'âge
- Troubles cognitifs légers
- Maladie d'Alzheimer ou apparentée, à un stade léger à modéré
- Après un accident vasculaire cérébral
- Personnes âgées isolées
Comment se passe une thérapie ?
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Un premier bilan
Le psychologue évalue les capacités, les difficultés et les envies de la personne, parfois avec des tests de repérage.
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2
Un programme adapté
On choisit des activités en fonction des objectifs, du niveau et des centres d'intérêt.
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Des séances régulières
Idéalement une à deux fois par semaine, en individuel, dans un climat bienveillant et sans mise en échec.
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4
Le lien avec les proches
Des conseils sont donnés à la famille pour prolonger la stimulation au quotidien.
Vrai ou faux ?
Idée reçue« Ce sont juste des jeux. »
En réalitéLes activités sont choisies et structurées pour solliciter des capacités précises, tout en restant agréables.
Idée reçue« Ça peut guérir la maladie d'Alzheimer. »
En réalitéNon, mais cela peut aider à préserver certaines capacités, l'humeur et le lien social le plus longtemps possible.
Idée reçue« C'est trop tard pour commencer. »
En réalitéLa stimulation s'adapte à chaque stade ; elle semble toutefois plus efficace lorsqu'elle commence tôt.
Les mots du psy, en clair
- Fonctions cognitives
- Les capacités du cerveau : mémoire, attention, langage, raisonnement, orientation.
- Démence
- Terme médical désignant un déclin des fonctions cognitives qui retentit sur l'autonomie.
- Réserve cognitive
- Capacité du cerveau à compenser les effets de l'âge ou d'une maladie, entretenue par les activités intellectuelles et sociales.
Questions fréquentes
Les séances peuvent-elles avoir lieu à domicile ou en Ehpad ?
Cela dépend du psychologue et de votre situation : renseignez-vous auprès de nous lors de votre demande.
Faut-il un diagnostic pour commencer ?
Non. La stimulation peut être proposée dès les premières plaintes de mémoire, en parallèle d'un suivi médical.