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Le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez l'adulte : quand il ne disparaît pas en grandissant

On imagine souvent un enfant agité au fond de la classe. Mais le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) concerne aussi de nombreux adultes, souvent sans qu'ils le sachent. Voici, en mots simples, comment le reconnaître et ce qui aide.

Un trouble qui peut durer toute la vie

Le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) commence dans l'enfance. Il touche la façon dont le cerveau gère l'attention, l'organisation et l'impulsivité.

On a longtemps cru qu'il disparaissait à l'adolescence. On sait aujourd'hui que ce n'est pas toujours le cas : selon des experts européens, au moins deux enfants concernés sur trois gardent des difficultés à l'âge adulte.

Combien d'adultes sont concernés ?

Les études estiment qu'entre 3 et 7 adultes sur 100 ont des difficultés de ce type. C'est donc fréquent. Pourtant, beaucoup ne le savent pas, et vivent depuis des années avec l'impression d'être « désordonnés » ou « pas assez organisés ».

À quoi cela ressemble-t-il chez l'adulte ?

Chez l'adulte, le trouble se voit moins de l'extérieur, mais il se vit beaucoup de l'intérieur :

  • l'attention qui s'échappe : on oublie, on se perd dans les détails, on repousse les papiers administratifs… mais on peut rester absorbé des heures par une activité passionnante ;
  • un esprit qui ne s'arrête jamais, avec l'impression d'avoir mille pensées à la fois ;
  • une agitation intérieure : l'enfant qui ne tenait pas en place devient un adulte qui a du mal à se détendre ;
  • des émotions vives : on s'agace vite, mais cela retombe vite aussi.

Au quotidien, cela peut peser sur le travail, l'argent ou la vie de couple. Beaucoup d'adultes ont appris à compenser, au prix d'une grande fatigue.

Souvent découvert tard

Souvent, on consulte d'abord pour autre chose : de l'anxiété, un moral en baisse, de l'épuisement. Et le trouble de l'attention passe inaperçu.

C'est particulièrement vrai pour les femmes. Petites filles, elles étaient souvent moins agitées et plus douées pour cacher leurs difficultés. Beaucoup ne découvrent leur trouble qu'à l'âge adulte.

Comment le diagnostic est-il posé ?

Il n'existe ni prise de sang, ni examen unique. Le diagnostic repose sur un entretien approfondi avec un professionnel formé. Il s'intéresse à vos difficultés actuelles, à leur effet sur votre vie, et à leur présence dès l'enfance, avec si possible le témoignage d'un proche.

Qu'est-ce qui aide ?

Bonne nouvelle : on peut être bien aidé. L'accompagnement s'adapte à chaque personne :

  • comprendre son fonctionnement : mettre un nom sur ses difficultés soulage souvent des années de culpabilité ;
  • un accompagnement psychologique, comme la thérapie cognitive et comportementale (TCC), pour trouver des outils d'organisation, avancer malgré la procrastination et apprivoiser ses émotions ;
  • si besoin, un traitement prescrit et suivi par un médecin ;
  • et quand c'est possible, impliquer les proches.

Et si vous vous reconnaissez ?

Tout le monde est parfois distrait ou débordé. Mais si ces difficultés vous accompagnent depuis toujours et vous compliquent la vie, en parler à un psychologue peut vous aider à y voir plus clair.

Chez L'Espace Commun, Andie, fondatrice du centre, vous oriente vers le psychologue le plus adapté, pour une évaluation comme pour un accompagnement.

Pour aller plus loinTrouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

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