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Bilan psychologique· 4 min de lecture

Haut potentiel intellectuel : ce qu'un bilan peut vous apprendre

« HPI », « surdoué », « zèbre » : le haut potentiel intellectuel fait beaucoup parler, et les idées reçues sont nombreuses. Voici, en mots simples, ce qu'on en sait vraiment et ce qu'un bilan peut vous apporter.

Un mot très à la mode

On parlait autrefois d'« enfants précoces » ou de « surdoués ». Aujourd'hui, le sigle HPI, pour haut potentiel intellectuel, est partout : dans les livres, les séries, sur les réseaux sociaux.

Beaucoup de parents se demandent si leur enfant, très curieux ou au contraire en difficulté à l'école, pourrait être concerné. Des adultes se posent aussi la question pour eux-mêmes. C'est une question légitime, et un bilan permet d'y répondre sérieusement.

Qu'est-ce que le haut potentiel ?

On parle généralement de haut potentiel quand le QI est d'au moins 130, c'est-à-dire nettement au-dessus de la moyenne, qui est de 100.

Ce n'est ni une maladie, ni un trouble : c'est une façon de décrire le fonctionnement intellectuel d'une personne. Et ce chiffre n'est pas une frontière rigide : le psychologue l'interprète toujours en tenant compte de l'ensemble du profil.

Comment se passe un bilan ?

Chez l'enfant, le psychologue utilise le plus souvent le WISC-V, un test fait de petits exercices variés : définir des mots, résoudre des énigmes visuelles, retenir des chiffres… Mais le test n'est qu'une partie du travail :

  • le psychologue commence par écouter l'histoire de l'enfant : à la maison, à l'école, avec les copains ;
  • il ne s'arrête pas à un seul chiffre : il regarde les points forts et les points plus fragiles de l'enfant ;
  • quand les résultats sont très inégaux d'un domaine à l'autre, il cherche à comprendre pourquoi.

Le résultat n'est pas une étiquette : c'est un portrait détaillé de l'enfant, qui aide à mieux l'accompagner.

Être HPI, est-ce forcément souffrir ?

C'est l'idée reçue la plus répandue : être « surdoué » rendrait plus anxieux, plus fragile, plus seul. Les chercheurs français Franck Ramus et Nicolas Gauvrit ont voulu le vérifier, en étudiant les données de plus de 260 000 adultes britanniques.

Leur conclusion est rassurante : les personnes à haut QI ne souffrent pas davantage de troubles psychologiques que les autres. Elles se disaient même un peu moins anxieuses et moins isolées. Le haut potentiel, en lui-même, n'est donc pas une source de souffrance.

Pourquoi certains enfants HPI vont-ils mal ?

Les psychologues reçoivent pourtant des enfants à haut potentiel en difficulté. C'est logique : on consulte quand quelque chose ne va pas. Les enfants HPI qui vont bien, eux, ne viennent pas.

Parfois, un haut potentiel cohabite avec une autre difficulté : un trouble des apprentissages, de l'anxiété, un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)… Le bilan permet justement de démêler tout cela, pour aider l'enfant au bon endroit.

Vous vous posez la question ?

Un enfant qui s'ennuie en classe, un écart surprenant entre ses capacités et ses notes, un besoin d'adapter sa scolarité, ou simplement l'envie de mieux vous comprendre : un bilan peut vous éclairer.

Chez L'Espace Commun, Andie, fondatrice du centre, vous oriente vers le psychologue le plus adapté, qu'il s'agisse d'un bilan pour votre enfant, pour vous-même, ou d'un accompagnement au-delà du bilan.

Pour aller plus loinBilan WISC-V (enfants & adolescents)

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Nous vous orientons vers le psychologue le plus adapté à votre demande, dans l'un des cabinets du réseau en Île-de-France, ou en téléconsultation.