D'où viennent les difficultés scolaires ?
Derrière des notes qui baissent, il y a rarement une seule explication. Le psychologue regarde l'enfant dans son ensemble :
- l'attention et l'organisation : du mal à se concentrer, à rester assis, à s'organiser (parfois un TDAH) ;
- les apprentissages : lecture, écriture ou calcul plus difficiles (les troubles « dys ») ;
- les émotions : stress, anxiété, peur de l'échec, tristesse ;
- la vie avec les autres : moqueries, harcèlement, difficulté à se faire des amis ;
- un fonctionnement différent : un enfant à haut potentiel peut aussi s'ennuyer et décrocher ;
- un changement dans la famille : séparation, déménagement, naissance, deuil.
Les signes qui peuvent alerter
Les notes
Des résultats qui baissent, ou qui restent faibles malgré beaucoup d'efforts.
Les devoirs
Des devoirs qui prennent un temps fou et finissent en pleurs ou en colère.
L'estime de soi
Un enfant qui dit « je suis nul », qui n'ose plus essayer.
Le refus
Des maux de ventre le matin, l'envie de ne plus aller à l'école.
L'attention
Une maîtresse ou un professeur qui signale qu'il est souvent « dans la lune » ou agité.
Le comportement
De l'agitation, de l'opposition, ou au contraire un enfant très effacé.
Ces repères ne remplacent pas une évaluation : seul un professionnel peut poser un diagnostic.
Comment un psychologue peut vous aider
Le psychologue commence par écouter l'enfant et ses parents, pour comprendre son histoire et ce qu'il vit à l'école. Si besoin, il propose un bilan psychométrique (WISC-V), qui montre les forces de l'enfant et ce qui lui demande plus d'efforts.
Ensuite, l'accompagnement aide l'enfant à reprendre confiance, à gérer son stress et à trouver des méthodes qui lui conviennent. Le psychologue donne aussi aux parents des pistes concrètes et peut, avec votre accord, échanger avec l'école ou orienter vers un orthophoniste ou un médecin.
Approches et bilans utiles
Vrai ou faux ?
Idée reçue« Il ne fait pas d'efforts. »
En réalitéSouvent, l'enfant en fait beaucoup, mais quelque chose le freine. Comprendre ce frein change tout.
Idée reçue« Ça passera en grandissant. »
En réalitéParfois, oui. Mais un coup de pouce au bon moment évite que l'enfant perde confiance en lui.
Idée reçue« Voir un psy, c'est pour les enfants qui vont très mal. »
En réalitéNon. Consulter tôt, c'est simplement se donner toutes les chances de trouver des solutions.
Les mots du psy, en clair
- Troubles « dys »
- Difficultés durables dans un apprentissage : dyslexie (lecture), dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie…
- WISC-V
- Bilan qui évalue le fonctionnement intellectuel des enfants de 6 à 16 ans.
- PAP
- Plan d'accompagnement personnalisé : des aménagements à l'école pour un élève qui en a besoin.
Questions fréquentes
À quel âge consulter ?
Dès que la situation vous inquiète, de la maternelle au lycée. Plus on comprend tôt, plus il est facile d'aider l'enfant.
Faut-il forcément faire un bilan ?
Non. Le psychologue vous dira si un bilan peut être utile. Parfois, quelques séances suffisent pour débloquer la situation.
Le psychologue peut-il parler avec l'école ?
Oui, avec votre accord. Il peut aussi vous aider à demander des aménagements, comme un PAP.