À quoi sert ce bilan ?
Le WISC-V est le test d'intelligence le plus utilisé au monde pour les enfants. Il se présente comme une série de petits exercices variés : définir des mots, reproduire des modèles avec des cubes, retenir des chiffres, compléter des suites logiques… Les enfants le vivent généralement comme une suite de jeux.
Les situations où il est utile :
- des difficultés scolaires dont on ne comprend pas l'origine ;
- une suspicion de haut potentiel intellectuel (HPI) ;
- un projet de saut de classe ou d'orientation particulière ;
- un complément d'évaluation en cas de suspicion de trouble de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), de troubles des apprentissages (« dys ») ou de trouble du spectre de l'autisme (TSA) ;
- un dossier auprès de la MDPH ou de l'école (aménagements).
Pour les enfants plus jeunes (à partir de 2 ans et demi), il existe une version adaptée : la WPPSI-IV.
Ce que mesure le WISC-V
Plutôt qu'un seul chiffre, le test décrit cinq grandes façons de penser. Chacune est mesurée par plusieurs petites épreuves :
Le vocabulaire, la capacité à expliquer, à trouver ce qui relie deux idées. Comme le « dictionnaire » et le « traducteur » de la pensée.
La capacité à analyser des formes et à les assembler mentalement. Comme monter un meuble en regardant le plan.
La logique face à un problème nouveau : trouver la règle cachée d'une suite. C'est le « détective » de l'intelligence.
Garder une information en tête le temps de l'utiliser, comme retenir un numéro le temps de le composer.
La rapidité et la précision pour réaliser des tâches simples. Comme le débit d'une connexion internet.
QI total
Une synthèse de l'ensemble. Utile, mais jamais suffisant pour décrire une personne.
Le QI, et au-delà
Le test donne un QI total, dont la moyenne est fixée à 100 : environ deux tiers des enfants ont un score entre 85 et 115. Mais le chiffre seul dit peu de choses. Ce qui compte vraiment, c'est le profil : un enfant peut être très à l'aise en raisonnement et plus lent en vitesse de traitement, par exemple. Ces écarts expliquent souvent ce qui se passe en classe.
Le psychologue observe aussi la façon dont l'enfant travaille : sa concentration, sa réaction à l'échec, sa confiance, sa fatigue. C'est pourquoi un bilan ne se résume jamais à des scores.
Comment se déroule le bilan ?
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1
Entretien avec les parents
Histoire de l'enfant, scolarité, raisons de la demande. Environ 1 h.
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2
Passation
L'enfant réalise les épreuves seul avec le psychologue, en général 1 h 30 à 2 h, avec des pauses.
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3
Analyse
Cotation, interprétation du profil, rédaction d'un compte-rendu écrit.
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4
Restitution
Rendez-vous pour expliquer les résultats aux parents et, avec des mots simples, à l'enfant.
Bien se préparer
- Prévenez votre enfant à l'avance avec des mots simples : « Tu vas faire des jeux avec une psychologue pour mieux comprendre comment tu apprends. »
- Pas besoin de réviser : le test ne se prépare pas.
- Privilégiez un moment où il est reposé, plutôt le matin.
- Apportez les bulletins scolaires et les bilans déjà réalisés (orthophonie, etc.).
Vrai ou faux ?
Idée reçue« Le QI, c'est fixé pour la vie. »
En réalitéLes résultats décrivent un fonctionnement à un moment donné ; ils peuvent évoluer, surtout chez l'enfant.
Idée reçue« HPI = bon élève. »
En réalitéBeaucoup d'enfants à haut potentiel rencontrent des difficultés scolaires ou relationnelles.
Idée reçue« Un bilan, c'est pour mettre une étiquette. »
En réalitéLe but est de comprendre l'enfant pour mieux l'accompagner, pas de le réduire à un chiffre.
Les mots du psy, en clair
- QIT
- Quotient intellectuel total, qui résume l'ensemble des épreuves.
- HPI
- Haut potentiel intellectuel.
- Profil hétérogène
- Résultats très différents d'un domaine à l'autre.
Questions fréquentes
Le bilan est-il remboursé ?
Les bilans réalisés en libéral ne sont généralement pas remboursés par l'Assurance Maladie. Certaines mutuelles participent : renseignez-vous auprès de la vôtre.
Puis-je assister à la passation ?
Non, l'enfant passe les épreuves seul avec le psychologue pour que les conditions soient standardisées et qu'il ne soit pas influencé.
Faut-il compléter par un bilan projectif ?
C'est souvent utile pour comprendre aussi la dimension affective et émotionnelle. On parle alors de bilan psychologique complet.